Tanner|Hill Gallery
Willie Young

Outsider Art Fair Paris
Octobre 2016

Sans titre, 2004. Mine de plomb sur papier, 61 x 45.7 cm. Détail

Sans titre, 2004. Mine de plomb sur papier, 61 x 45.7 cm. Détail

OAF Paris 2016
October 20-23
Hotel du Duc 22 rue de la Michodière, 75002

Tanner|Hill Gallery a le plaisir de vous présenter le travail de Willie Young à l’OAF 2016 de Paris. Ce sera la première fois que le travail de Young sera exposé à l’extérieur des Etats Unis.

Willie Young est né en 1942 et a vécu et travaillé toute sa vie à Dallas (Texas) et dans ses environs. Il est considéré, si l’on catégorise globalement, comme un artiste autodidacte. En effet à l'exception des cours de dessin qu’il a suivi avec Chapman Kelly dans les années 1960, Young a développé sa pratique indépendamment, et en grande partie au milieu de l'agitation calme du salon de coiffure où il a travaillé à cirer les chaussures durant les dernières décennies.

La désignation “autodidacte” ne se voit bien sûr pas lorsque nous regardons ses travaux, et dans le cas de Young le terme parait particulièrement anormal appliqué a des dessins qui contredisent fortement les hypotheses tacites de travaux fait en dehors du courant dominant. Là où l’expression claire et entière peut être attendue, les dessins de Young sont tout le temps minutieusement realisés: ils sont plus suggestifs que démonstratifs, et plus en sourdine que franc. Ils apportent à l’esprit un état créatif de continue et patiente invention – dans lequel les formes cryptiques se déploient à travers un quadrillage délibéré. La palette restreinte de Young est limitée à l’éclat mat d’un crayon 2B, d’occasionelles touches de craies blanches, et le fond de son papier dont le ton s’égare jamais bien loin de celui du papier d’emballage kraft qu’il a commencé a utiliser dans les années 1970.

Des choses banales – racines, glands, trottoirs fissurés – servent souvent de points de départ pour les travaux de Young. Revisitées par d’innombrables variations à travers une série de dessins, ces formes initiales revêtent des identités nouvelles et inconnues;  à la fois se déploient et diminuent dans un espace autonome, elles font allusions à un sentiment de liberté subtile et à un but mystérieux tout en étant contenues dans les austères limites du papier.

Ce n’est pas surprenant que ces dessins naturellement sophistiqués, soient souvent décrit en des termes comme puzzle pas-vraiment-déchiffable. Comme Sarah Gold a écrit à propos du travail de Young dans le New York Times:
Ses œuvres sans-titres montrent des objets énigmatiques — méconnaissables mais exécutés avec une attention et une minutie digne d’illustrations médicales — suspendus dans un espace négatif, et partageants tous un certain aspect clinique et futuriste. Un dessin, d’une forme segmentée de corne, pourrait être une pièce d’une armure portée par un guerrier du futur ; une autre structure longue et géométrique pourrait être une station spatiale d’une autre planète. Encore d’autres formes, portant de longues vrilles articulées, suggèrent des formes de vie cellulaires sous microscope.[1] 

Tom Patterson, écrivant pour la revue Winston-Salem, avait décrit le travail de Young ainsi:
Mis à part ses compétences finements aiguisées pour le dessin, le travail de Young est distinctif par ce qu’il ne montre pas. Dans tous les cas il donne à voir ce qui ressemble à un segment soigneusement realisé de quelque chose qui souvent passe inaperçu, comme s’il avait était effacé ou envelopé dans un brouillard incroyablement dense et de couleur identique à ce papier d’emballage marron sur lequel, visiblement, Young préfère dessiner.[2]

Le travail de Young est représenté depuis 2007 par la Tanner|Hill Gallery et a figuré dans des expositions solo de nombreuses foires d’art à travers les Etats-Unis. Ses dessins ont été inclus au Propect New Orleans 2015, et ont été récemment vus au Katonah Museum of Art et au Weatherspoon Art Museum dans l’exposition “Outside the Inside: Five Self-Taught Artists from The William Louis Dreyfus Foundation.” Young a été nominé cette année pour le prix 2016 “Artiste émergent” de la Fondation Joan Mitchell.